Chez Candide

02 mai 2021

Le temps qui court...

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24 avril 2021

Flashmob à Pontus

Ce matin à midi douze, y'avait Flashmob à Pontarlier...

 

 

 P.S. : les plus perspicaces auront remarqué la présence d'un Candide dans la foule...

 

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02 avril 2021

Tempus, tempus...

Salut lecteurse !

On est en live, là. Avec tous les aléas du directe, "A vous Cognac-Jay ! " et toutes ces sortes de choses...

Ca fait quelques années maintenant que je sens quelque chose de lourd et nauséeux coincé sous le plexus, quelque chose d'inconnu que je ne parvenais à relier à rien. C'est en train de remonter, comme une vieille épave qu'on renfloue et qui, parvenue à la surface, dégueule toutes les vases et toutes les scories qui s'y étaient déposées. Une porte est en train de s'ouvrir: encore quelques pas, avec au bout sans doute, le pardon...

Claire m'a envoyée une photo de sa tribu: ils sont rayonnants. Alors que je la vois souvent dans la tension et l'attention d'une jeune maman du XXIème siècle, je la vois détendue et heureuse. Elle qui la semaine dernière encore s'endormait, toute entière posée sur mon avant-bras, fêtera ses quarante ans cet été...

 

 

 

 

 

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16 mars 2021

"Ensemble", chapitre 2

Suite à votre enthousiasme et à la demande unanime d'Une Passante, je vous présente Naragonia, ce groupe traditionnel flamand. Naragonia c'est les deux du milieu, ici c'est le Naragonia quartet. Là aussi on ressent leur "être ensemble", l'attention portée simultanément par chacun aux jeux de tous dans cette incommensurable particularité de la musique où ce qu'on est en train de construire ensemble a déjà disparu. Quatre vies, quatre bulles qui, l'espace d'un instant communient dans une création immédiatement volatile... Voyez leur présence tout a long mais en particulier tout ce qui circule d'attention dans le final, où même si deux ne jouent plus ils restent ensemble :

Et si vous aimez, vous pouvez les retrouver dans ce Bal Digital du 31 décembre 2020.
Le souffleu d'tuyaux que je suis a une tendresse particulière pour l'hyperprésence obsédante de la cornemuse (dont, par définition le son ne s'arrête jamais, imposant d'ornementer le jeu en permanence pour fabriquer le phrasé) dans la bourrée à trois temps qui commence à 42mn40s.

J'espère que ça vous plaira aussi...

Maintenant, sans personnes avec qui respirer coeur à coeur en écoutant ces musiques, ça me met le coeur à l'unisson d'Astor...

Bizouilles !...

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14 mars 2021

"Ensemble"...

Ca fait un bout que je voulais te parler de ça : la connivence, "l'être ensemble" des musiciens...

Mais avant tout, lecteurse, prépare-toi un thé ou sors une bière du frigo (c'est selon), coupe le téléphone, mets une bûche dans le feu et installe-toi coulpeinard(e) dans le canap' pasque je t'embarque pour un voyage de trente-cinq minutes !...

Ecoute et vois le Trio balladin qui joue "L'hirondelle" de leur composition, vois la connivence qui s'installe progressivement au fur et à mesure du déroulement du morceau, vois les regards complice, tout ce qui circule entre eux, la densité des regards et l'exultation qui monte, à la limite du rire : ils produisent du bonheur et s'y baignent !

 

 

Un autre : C'est le dernier morceau du bal animé par Octomoz, un Andro. Les musiciens sont bons et zikent, les danseurs sont heureux de danser, il y a de la complicité dans l'air et vers six minutes, la connexion s'établit... Note aussi à l'image que sur scène, on papote : c'est fou ce qui circule transversalement sur une scène !

 

 

Et là, cette mazurka du Trio Loubelya : la connexion est permanente, ils sont tout à tour en dialogue, les regards se croisent, bienveillants et complices, ils sont "ensemble"...Le public, en revanche !...


 

Allez, un p'tit dernier pour la route, pour l'exultation musicale, "La Forcelle", groupe gascon:

 

Bizouillàtou(s)tes !

 

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04 février 2021

C'est le temps des bilans...

bilan

 

Après des temps difficiles et une séparation, c'est début 2019 que je décidais de bousculer ma chance et de venir m'installer dans le Haut-Doubs avec plusieurs objectifs : tourner la page, m'installer dans cette région où je serai plus près de mes enfants et où je pourrai m'entraîner intensivement en vue des projets de randos déjà décrits.

Et puis,

- rencontrer des gens, des associations, me socialiser
- trouver des musiciens avec qui jouer de la musique traditionnelle française et/ou irlandaise
- trouver une compagne
- trouver une maison
- apprendre à danser
- mettre mes modestes compétences au service de quelque noble cause associative

- ? développer ma pratique des massages ?

Où en suis-je aujourd'hui ?

- me rapprocher de mes enfants : impec, j'ai gagné quatre heures de route et les rencontres sont plus simples.

- marche en montagne, vélo : dés mon installation j'ai commencé à marcher mais mes pieds sont rapidement devenus tellement douloureux que j'ai dû arrêter et entamer le lent chemin des consultations : médecins, radios, IRM, infiltrations, chirurgien, changement de chaussures, fabrication de semelles à essayer avant de revoir le chirurgien... Covid...
Aujourd'hui avec des semelles orthopédiques neuves j'ai toujours mal aux pieds et plus aucun entraînement. Idem pour le vélo, évidemment. Et le manque d'exercice physique m'a bien ramolli...
Je n'ai guère envie de me faire charcuter les pieds et après long temps de rébellion, je suis en train d'admettre l'idée que je ne réaliserai jamais ces rêves... Renoncement, lourd...
- rencontrer des gens, des associations, me "socialiser" : je comptais beaucoup sur les nombreux clubs de marche et de montagne pour rencontrer plein de gens, sur la danse... Renoncement...
Je me suis essayé au tir à l'arc, ai constaté que d'emblée je me débrouillais bien, mais chipoter à régler le matériel m'ennuie et j'aurais dû choisir un longbow (arc en bois d'une seule pièce sans réglages). Du coup je revends celui acheté en début d'année... Les contacts étaient sympas mais "spécialisés", ça fait dix mois qu'on ne s'est pas vus et ça ne me manque pas...
- trouver des musiciens, apprendre à jouer de la guitare : il y a peu de groupes de musique trad par ici mais j'ai fini par rencontrer une groupe en formation d'un niveau comparable au mien, sympathique et dynamique. Nous étions en train de travailler à un premier programme quand le virus nous a enfermés !... J'avais vu comme une signe de bon augure de découvrir dés la première rencontre que deux d'entre eux, Accompagnateurs En Montagne, connaissent ma fille.
Après quelques cours de guitare, j'ai dû admettre que mes mains ne sont pas faites pour ça. La grosse caisse, peut-être ? Je me contente donc de progresser à ma façon et à mon rythme... Renoncement, lourd...
- apprendre à danser : avant le virus les seuls cours existant étaient à la MJC de Pontarlier. Le même jour que nos répétitions !... Renoncement...
Quelqu'un proposait la découverte du circle song, où l'animateur demande aux participants de chanter simultanément quelques boucles simples qui forment une base rythmique et harmonique à des chanteurs choisis au hasards qui doivent improviser dessus à tour de rôle à la demande de l'animateur. C'est tombé à l'eau faute de participants. Renoncement...
- trouver une compagne découlait naturellement des rencontres attendues dans les activités vues précédemment. Le virus en a décidé autrement !... Renoncement. Temporaire...
- trouver une maison : étant locataire et libre de mon futur lieu, j'attendais de savoir qui je rencontrerais au lieu de me bloquer géographiquement. Au surplus, je sais désormais qu'il m'est impossible d'être chez moi dans ce pays horloger où il n'y a rien de libre, et de toutes façons à des coûts qui me son inaccessibles. Renoncement...
- me rendre utile : pas facile avec le confinement.
- massages : Début 2020 j'avais enfin osé contacter une associations d'aide à la création d'entreprises pour exister légalement et pratiquer plus. Nous avions un premier rendez-vous. Le 23 mars 2020 !...
Ironie !
Et puis, les surprises ne viennent pas toujours d'où on les attend. Commençant à préparer un "Presse-bouc" succinct où mettre mes certificats de stages et des témoignages de personnes massées, j'en ai reçu, un inattendu mais "poids lourd", d'une ex-marathonienne internationale souvent massée dans sa pratique et qui écrit qu'elle aurait bien aimé me connaître alors. Un autre, attendu avec confiance compte tenu de la personne et de la qualité des compliments reçus ne m'est jamais parvenu malgré des relances... Déconvenue... Mais on ne me devais rien...
Quelle est la synthèse viscérale de tout ça ?
Compte tenu du coût de la vie et de l'habitat dans ce pays horloger et compte tenu de tous les renoncements qu'il m'a fallu faire depuis 20 mois que je suis ici, j'ai l'impression que ma vie est en train de me dire que je n'y suis pas à ma place.
Mais alors, où est-elle ?
Conséquence : d'une part, je commence à poser les balises d'un retour dans ma région d'origine, prises de contacts, recherches de lieu de vie.
D'autre part, ici j'intensifie et diversifie mes recherches autant que faire se peux en ce moment...
La bascule se fera avant juin...

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26 janvier 2021

Droit de réponse...

Hello les gens,

Ma réponse au com' de Célestine sur "Ma bulle" (  http://candide35.canalblog.com/archives/2021/01/23/38774626.html#c88584469  ) menaçant d'être fort longue, j'en ai fait ce billet:

Nous sommes d'accord Célestine, et tu sais que mon histoire fait que l'issue finale ne m'inquiète pas trop, tant il y a si longtemps que je l'ai rencontrée.

Mais tu n'imagines peut-être pas toutes les images que je me mets dans le yeux et dans la tête en cet hiver, le premier "vrai" que je vis "en montagne". Tu n'imagines pas, je n'imaginais pas toutes les nuances de neiges, variable d'une heure sur l'autre, tant celle qui tombe que celle déjà tombée, les sapins surchargés, les douces et élégantes courbes des congères, les brumes, infiniment volatiles et mouvantes... Imagine, quand le jour se lève derrière le rideau d'arbre de ma photo de voeux ( http://candide35.canalblog.com/archives/2021/01/02/38738255.html ), imagine que la lumière froide du matin envahit d'une pâle lumière discrètement bleutée tout le paysage, mais que la lumière du soleil reflétée par les nuages colore en rose les crêtes de tous les petits moutonnements neigeux à peine perceptibles devant moi ! Fabuleux, encore plus beau qu'une féerie de dessin animé, mais l'APN ne voit rien alors je m'en imprègne et le range soigneusement.

Imagine quand, tombé du lit à 4h30 je sors de chez moi à raquettes dans la nuit qui finit, quand je descends la combe ou flottent des brumes improbables et que je remonte dans le bois devant chez moi. Imagine l'air frais sur les joues et dans le nez. Imagine la brouette de neige qu'un sapin surchargé te déverse sur la capuche, les traces des bêbêtes de la nuit... M'arrêter, poser le sac pour le plaisir de grignoter une bricole, fermer les yeux, respirer doucement en écoutant le silence, tenter de percer l'aube... Je me sens privilégié, sincèrement !

Mais il y a aussi la difficile solitude et l'échec objectif de tous les projets amorcés en venant ici.
Alors des fois, dans le même paysage ma bulle fait deux mètres. Peut-être moins...

Aujourd'hui j'ai fait une rando raquettes avec des musiciennes du groupe (non, ne rêve pas, elles ont des compagnons): grand beau temps, vue sur les Alpes à 100 km, poudreuse de rêve où on croirait marcher sur les nuages, conversations chaleureuses qui ne changeront rien à rien, waow !

Et mal partout tant il y avait longtemps que je n'en avais pas fait autant (et puis j'ai bien brassé devant une qui peinait un peu): hmmmm !

Tu vois Célestine, je ne suis pas tout-à-fait perdu pour l'hédonisme...

 

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23 janvier 2021

Ma bulle

 

Là, c'est moi qui n'ai pas compris !

Bernard avait apporté une bouteille de Crémant pour fêter la nouvelle année. J'en ai bu moins d'un petit ballon, le déjeuner était copieux et pourtant il m'a englué au point de dormir 2h30 cet après-midi et de me réveiller la tête dans le... gaz ! J'ai pas compris !
J'ai besoin de sortir...
Il pleut, un temps à se pendre. Depuis hier, pluie et vent tiède décapent la neige joyeuse qui est devenue d'un triste désolant.
Les bottes, l'indestructible vieux manteau de l'Equipement, la tarte, et je sors sous la pluie. Tout autour du tilleul la neige a disparu et, gorgé d'eau, le pré est gras au possible sauf autour du tronc. Le crépuscule est glauque, sale, la lumière n'existe plus et une brume monte lentement du fond.
Atmosphère de mare au diable...

Je m'accroupis, adossé au tronc de l'arbre, pelotonné mais stable comme un forgeron saharien.

Installée depuis le début de l'après-midi, la pluie prend son temps, opiniâtre. J'entends les plus grosses gouttes claquer sur le nylon du manteau comme sur une toile de tente. La lumière, mais s'agit-il encore de lumière... toujours aussi sale. La brume gonfle... y'a rien à voir.

Regard dans le vague, à deux mètres...

Ma bulle fait deux mètres.
Là,
au milieu,
dérisoires,
si dérisoires,
un souffle,
un cœur,
une improbable et folle alchimie qui brinqueballe,
bancale,
dans une brumeuse bulle de deux mètres,
peut-être,
moins peut-être...
Dans le hara,
le dos,
la gorge,
le front,
le souffle vide,
et pose...,

et les gouttes claquent sur le nylon comme sur une toile de tente...

Où est l'avenir

d'une bulle de deux mètres,
moins peut-être ?...

Les gouttes...

Je rentre...

Ma bulle fait deux mètres.

Moins peut-être...

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22 janvier 2021

Heureuse nature

En fin de carrière et dans le capharnaüm de la refonte des administrations je me suis retrouvé à l'entretien de ce siège départemental. Changer une lampe, bouger des armoires, déménager des dossiers, déboucher un lavabo, parfois les chiottes, tondre les pelouses, accueillir et guider les entreprises, s'occuper des bagnoles, installer ou désinstaller les 230 chaises de la salle "polyvalente" (mais j'y étais souvent aidé) était mon quotidien hebdomadaire (hein, ça veut rien dire ? Abon, mais j'aime bien !). Factotum, quoi. Amené à intervenir dans tous les locaux, j'y connaissais tous les agents et tout le monde me connaissait. Et libre de mon organisation, il m'arrivait de m'arrêter quand je voyais de gros nuages gris dans un bureau. C'était pas dans la fiche de poste mais on me laissait faire : peut-être pensait-on que si ça faisait pas de bien, ça pouvait pas faire de mal...

Arrivant un matin, je salue les bureaux devant lesquels je passe, jovial et encourageant. Je croise le directeur adjoint, dont on savait le moral fluctuant compte tenu de ses missions de casse et qui me dit avec, me semble-t-il, une pointe d'envie : "Bonjour monsieur Candide ! Aaah vous, vous êtes une heureuse nature !".
- Eeeh oui, Monsieur le Directeur adjoint, y faut !"
Deuxième, troisième, quatrième étage, je referme la porte du bureau... et j'éclate !
En pleurs !
Comme un veau qui a perdu sa mère.
Au terme de quarante ans de recherche d'identité et de place auprès d'une qui depuis quarante ans me coupe la parole et finit mes phrases car elle "sait ce que je pense et ce que je vais dire", je suis au bord de la falaise, dangereusement. J'ai déjà pleuré tout au long de la route, conduisant dangereusement tant je ne la voyais plus bien !

              ......

"Bonjour monsieur Candide, vous êtes une heureuse nature !".

…...............................

 

 

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21 janvier 2021

21 janvier...

hug petit

 

Ewééé, 21 janvier, c'est la journée mondiale des câlins !

Wééé, wééé, wééé...

On est mal barrés, heiiin !

Je sais de quoi je parle, hein : né dans une famille où le corps et la sensualité n'existaient pas, marié de même, c'est le manque qui m'a poussé vers le massage, et si aujourd'hui on me complimente sur ce qu'offrent mes mains, c'est sans doute parce qu'elles donnent ce qui m'a tellement manqué.

Alors aujourd'hui je vous offre des câlins, des hugs, des poutoux, des caresses, des embrassades, des crouch-crouch et des zoum-zoums, des p'tits bizoux délicats et des lèchouilles baveuses...

 

...et je respire avec vous !

 

Hommes, femmes, enfants, noir(e)s, blanc(s), jaunes(s), brun(e)s, blond(e)s, roux(sses), petit(e)s, grand(e)s, gros(se)s, maigres, élancé(e)s, trapu(e)s, lisses, fripé(e)s, jeunes, vieux/vieilles, hommes-femmes, femmes-hommes, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas encore, tous ceux et celles qui se retrouvent dans le monde LGBTQIA+, qui ont un cœur qui bat et une peau de tendresse, à tous du fond de mon p'tit cœur à moi j'envoie des brassées et des brassées de Big Bear Hugs !

Je vous aime !...

 

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P.S. : Zarbi : Pourquoi y'a de la buée dans mes lunettes ?

 

 

 

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