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Photo moi, par là...                  Copyright etouhétou, hein, faut pas déconner !

 

 

Ce matin après quelques courses au Chef-lieu, j'ai le temps : personne ne m'attend et il fait beau. Alors, comme de temps en temps pour apprendre à découvrir ce coin du Haut-Doubs que j'ai adopté, et après avoir demandé à la GPS (comment lecteur/trice, tu connais pas la Gourde qui Parle Seule ?) de me ramener vers mon Chémoi, je prends la direction exactement inverse, et là où elle veut me faire prendre le fond de vallée vers l'amont, je pars vers l'aval en cherchant les rues puis les routes qui mènent sur la crête. Je roule tranquillement, j'explore, et à chercher à contredire la technologie, je me retrouve sur une routelette bringuebalante à peine plus large que la voiture et dont le revêtement qui disparaît sous de multiples raccords s'attaque résolument à la pente malgré la limitation de vitesse à trente kilomètres-heure. Il fait un beau temps doux comme souvent en montagne à cette période. La lumière est douce et chaude et je suis en chemise dans la voiture dont les vitres sont ouvertes. La route atteint la crête qu'elle suit, bien grand mot pour ce moutonnement rectiligne qui sépare deux douces vallées, guidée de loin en loin par quelques arbres poussés en bordure de prés. Sur le nouveau versant je découvre de dessus et jusqu'à fort loin le pré-bois typique de la région, des bois entrecoupés de prés immenses, à moins que ça ne soit le contraire. Il y a une densité d'air particulière où dans le même temps j'ai la sensation de sa présence mais aussi l'impression d'une cristallinité particulière.

Le paysage, l'air, la lumière, le temps qui passe, tout est d'une immense douceur...

Je suis bien...

Seul, mais bien...

Se fondre dans le paysage. Se laisser porter par l'air, y faire la planche... S'y dissoudre...

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